Histoire du club


Histoire du club

Le club d’escrime dépend de l’Association Sportive de Quetigny (ASQ). Cette dernière regroupe 13 sections sportives au sein d’un club omnisport. L’ASQ est régie par la convention collective du sport et par la loi de 1901 sur les associations d’utilité publique.

La section Escrime de l’Association Sportive de Quetigny fut créée en 1994 sur les bases de la MJC Quetigny qui avait fermé en 1992 suite à la pénurie de maître d’armes. L’ASQ Escrime, a donc été fondé grâce à la volonté de deux anciens escrimeurs et d’un maitre d’armes, Laurent PICCIOLI.

Depuis sa création en 1994, la section Escrime a vu son effectif varier de 34 à 75 licenciés pour la plus belle saison. Le club d’escrime offre aux licenciés la possibilité de pratiquer les trois armes (sabre, épée, fleuret), au niveau amateur comme au niveau « compétition ». Fort de sa diversité, l’ASQ escrime rassemble des personnes de tout âge et tous horizons. Pour la saison 2017-2018, le club ASQ Escrime compte 70 licenciés.

Parce que nous savons que le sport est un vecteur d’intégration, nous souhaitons rendre la pratique accessible au plus grand nombre. Pendant 4 ans, le club a d’ailleurs été jumelé avec celui de Piolenc (banlieue d’Orange).

Il n’y a pas de limites, hormis celles que vous vous imposez ! Ensemble, dépassons-nous, apprenons, gagnons…

 

Qu’est-ce que l’escrime

Un peu d’histoire sur l’origine de l’escrime

Quand nous évoquons l’escrime, nous avons tendance à l’associer, en premier lieu au Moyen-Âge et aux chevaliers et, en second lieu, aux Mousquetaires.  Cependant, l’origine de l’escrime est bien plus ancienne.

Le temple Médinet-Habou (Egypte) comporte des gravures représentant des escrimeurs au combat. Ces gravures remontant environ 1190 avant Jésus-Christ. Les jeux d’épée étaient pratiquées comme entraînements au combat dans de nombreuses autres civilisations (Chine, Japon, Perse, Babylone, Grèce…)

Les débuts de l’escrime en tant que sport remontent, eux, au XVIème siècle. Il y a cependant une part de mystère quant au pays qui a initié l’escrime en tant que sport. L’Italie comme l’Allemagne le revendiquent toutes les deux. Les maîtres d’escrime allemands ont organisé les premières guildes au XVe siècle, parmi lesquelles le Marxbruder (qui donna ensuite son nom à une épée, cf. photo ci-après) de Francfort en 1480.

En 1570, Henri Saint-Didier de France a donné un nom aux principaux mouvements d’escrime et l’essentiel de cette nomenclature est demeuré. Du XVIe au XVIIIe siècle, les combats à l’épée et les duels étaient fort répandus. Les participants à ces duels utilisaient diverses armes, telles que des glaives, des bâtons et des sabres, et les combats pouvaient être sanglants, voire fatals.

Au XVIIe siècle, trois innovations ont popularisé ce sport. La première est le développement d’une arme d’entraînement légère au bout aplati, évasé et rembourré afin de réduire les risques de blessures. Cette arme a par la suite été appelée fleuret. La deuxième amélioration a été la mise en place d’un ensemble de règles qui limitaient la cible à certaines parties du corps. Enfin, la dernière innovation a été l’adoption du masque au grillage très serré afin de protéger le visage et de rendre l’escrime moins dangereuse.

 

Histoire olympique

L’escrime est l’un des rares sports à avoir admis des professionnels avant les années 1980. En fait, les règles olympiques d’origine, écrites par le Baron Pierre de Coubertin (deuxième Président du Comité International Olympique), établissaient spécifiquement que les escrimeurs professionnels, appelés maîtres, pouvaient participer aux compétitions. Des épreuves pour maîtres eurent donc lieu au fleuret en 1896 et en 1900. Les maîtres ont également concouru lors d’épreuves d’épée et de sabre aux Jeux Olympiques de 1900 et à ceux intercalés en 1906.

L’escrime a été sport olympique pour la première fois en 1896 et constitue l’un des rares sports à toujours avoir figuré au programme olympique. L’escrime féminine est apparue pour la première fois aux Jeux Olympiques de 1924. Aujourd’hui, les hommes s’affrontent en épreuves individuelles et par équipe avec trois types de lames : le fleuret, l’épée et le sabre. Les femmes s’opposent également lors d’épreuves individuelles et par équipe, au fleuret et à l’épée. Les épreuves féminines d’épée figurent au programme olympique depuis les Jeux Olympiques d’Atlanta, en 1996.

 

La France et l’escrime

L’école française d’escrime naît officiellement en 1567 lorsque Charles IX autorise la création de « l’Académie des Maitres en faits d’armes de l’Académie du Roy ».

Pendant cette période, le matériel évolue rapidement. Les armes trop lourdes sont remplacées par la rapière, née en Espagne, qui privilégie le coup d’estoc et le bouclier, par la dague ou le manteau.

Au XVIIème siècle, c’est en France qu’apparaît le fleuret, arme d’étude plus propice à l’apprentissage que l’épée. Cette arme d’étude permettait dans les salles d’escrime, de répéter des coups à la leçon grâce à la flexibilité de sa lame à section carrée et à une pointe mouchetée.
L’invention du masque accroît les possibilités d’entraînement. Ces évolutions amènent un profond essor de l’escrime.
Au XVIIIème siècle, un grand nombre d’ouvrages théoriques paraissent en France.

Cette époque se caractérise surtout par une pratique très conventionnelle. Elégance et courtoisie étaient des qualités requises.
Les saluts, révérences et autres positions précieuses occupent une place importante.

BON A SAVOIR : La France est le premier pays de l’escrime, et représente le meilleur sport olympique français (plus de 110 médailles olympiques).